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Bessens et l'Administration

Jusqu'à la formation du département de Tarn et Garonne en 1808, Bessens a fait partie de la circonscription administrative de Toulouse, que cette circonscription ait eu ou non Sénéchaussée de Toulouse ou Département de Haute-Garonne.

Vers le milieu du 13ème siècle, la Sénéchaussée de Toulouse fut subdivisée en six judicatures principales qui étaient: les judicatures d'Albigeois, de Lauragais et de Villelongue à droite de la Garonne, et les judicatures de Verdun, de Rivière et de Rieux sur la rive gauche, c'est à dire dans la Gascogne.

Voici comment Don Vaissette, dans son « Histoire du Languedoc » raconte l'établissement de ces grandes divisions judiciaires et administratives :
« Les Sénéchaux, nommés baillifs supérieurs, avaient sous eux d'autres officiers qui leur étaient subordonnés, comme les viguiers et autres juges qu'on désignait sous le nom de baillifs inférieurs. Parmi ces baillifs, les uns étendaient leur juridiction dans une grande étendue de pays, comme ceux du Vivarais, du Gévaudan, du pays de Sault. Les autres n'avaient qu'un petit territoire, où ils rendaient la justice et percevaient les revenus du prince, sous l'autorité du Sénéchal qui mettait tous les ans les simples bailliages de la Sénéchaussée à l'enchère et les adjugeait au plus offrant ; en sorte que celui auquel un bailliage était adjugé, prenait à ferme les droits du domaine du Roi dans l'étendue de ses bailliages et avait soin de les lever ou faire lever, et administrait la justice dans le canton. Les viguiers et les grands baillifs étaient pris ordinairement dans le corps de la noblesse. Ils avaient sous eux des jurisconsultes qui étaient leurs lieutenants ou assesseurs, dont le principal était qualifié juge, et qui assistaient aux assises ordinaires de la viguerie. On pouvait appeler de cette cour, à celle du Sénéchal. Les moindres baillifs n'étaient que de simples jurisconsultes. Sous Alphonse, comte de Toulouse et de Poitiers, on réunit plusieurs de ces petits bailliages dans la Sénéchaussée de Toulouse, sous l'autorité d'un seul juge général, et on partagea cette Sénéchaussée en différentes judicatures ou juridictions qui comprenaient une certaine étendue de pays ».
L'une de ces nouvelles judicatures porta donc le nom de Villelongue. Elle fut composée des bailliages simples de Lavaur, de Puylaurens, de Buzet, de Villemur, de Castelsarrasin et de quelques autres moins importants.
Au 15ème siècle, la judicature de Villelongue comptait 30 baillies ou districts particuliers. Chaque localité importante ou plutôt qui donnait des revenus considérables, avait son bailli enchérisseur de ses revenus.
Ces baillis étaient non seulement percepteurs, mais juges en certaines matières sommaires. Le bailli de Castelsarrasin par exemple, connaissait au civil jusqu'à 20 sels toulousains ; le juge de Villelongue connaissait des autres affaires.
Ce dernier avait, dés 1299, un lieutenant et, à sa cour, était attaché un procureur du Roi. Il assistait le Sénéchal dans ses assises annuelles ; il résidait à Toulouse, mais il était obligé de se rendre dans sa judicature pour tenir ses assises particulières et présider aux élections des consuls.
En 1443, Charles VII rendit une ordonnance qui obligea les juges à résider dans leur judicature avec tous les officiers de justice. Le nombre des baillies de Villelongue varia par suite de diverses inféodations.
 
Un état des comptes du domaine de 1566, porte plus de 50 baillies. En 1720, la judicature qui avait déjà éprouvé bien des changements fut définitivement démembrée en six sièges : Puylaurens, Lavaur, Buzet, Villemur, Castelsarrasin et Montech.
Bessens fit partie du siège de Montech en même temps que Bressols, Campsas, Canals, Dieupentale, Finhan, Fabas, Labastide St Pierre, Lacourt St Pierre, Lapeyrière, « Les Catalens », Monbéqui et Montbartier.
Grisolles, Dieupentale, Bessens et Finhan avaient fait partie de la judicature de Verdun jusqu'au 24 mai 1311 où toute la rive droite de la Garonne avait été incorporée à la judicature de Villelongue.
Dans chaque communauté ou village, le pouvoir (très relatif) était aux mains de deux consuls, qui ne pouvaient entrer en fonction qu'après avoir été agrées par le seigneur du lieu et après avoir promis et juré de défendre les intérêts du seigneur et ceux de la communauté.

 


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